Qu’est-ce que le risque-pays?

Le risque pays est un indice qui tente de mesurer le degré de risque associé à un pays pour les investissements étrangers. Les investisseurs, lorsqu’ils choisissent où et comment investir, cherchent à maximiser leurs facteurs de profit, mais tiennent également compte du risque, c’est-à-dire de la probabilité que les gains soient inférieurs aux prévisions ou qu’il y ait des pertes. En termes statistiques, les gains sont généralement mesurés par le rendement attendu et le risque par l’écart-type du rendement attendu. En raison de la grande quantité d’informations disponibles et du coût de leur obtention, des problèmes d’asymétrie d’information imparfaite, et surtout lorsqu’il est impossible de prévoir l’avenir, il est impossible de savoir exactement quel est le rendement attendu et l’écart-type d’un investissement. Toutefois, des index sont établis pour réduire le coût d’obtention de l’information, en tirant parti des économies d’échelle dans la recherche de l’information souhaitée.

Indice de risque pays

L’indice de risque pays est un indicateur simplifié du statut d’un pays, utilisé par les investisseurs internationaux comme l’un des éléments permettant de prendre une décision avant d’investir. Indicateur du risque pays est une situation simplifiée et imparfaite d’une économie. Le Risque pays est la surcharge qu’un pays paie pour ses obligations par rapport au taux payé par le trésor des Etats-Unis. En d’autres termes, il s’agit de la différence entre la performance d’une sécurité publique émise par le gouvernement national et un titre similaire émis par le Trésor des Etats-Unis.

L’indice de risque pays est en fait un indice qui est calculé par différentes institutions financières, généralement des agences de notation internationales. Il existe également des entreprises qui calculent le risque pays. Ils ont leur propre méthode de calcul du risque-pays, mais ils projettent généralement des résultats similaires.

Comment le risque pays est-il exprimé ?

Le risque pays est exprimé en points de base où 100 unités équivalent à un écart de 1 %. Les méthodes utilisées par les différentes institutions pour calculer les risques pays reposent sur les mêmes bases ; régressions sur des variables quantitatives et qualitatives. Il est évident que le choix des variables et la pondération de chacune d’entre elles sont subjectifs et imparfaits. Pour les pays sous-développés au sein du marché financier mondial, le risque pays est devenu une variable clé car il pays détermine le coût de la dette à laquelle le gouvernement est confronté.

Il s’agit d’un indicateur de la situation économique du pays concerné et des attentes de la cote d’irrigation par rapport à l’évolution de l’économie à l’avenir (en particulier la capacité de remboursement de la dette). Ceci est fondamental et a deux implications importantes. Premièrement, plus la note du risque pays est élevée, plus le coût de l’emprunt sera élevé, et plus le coût sera élevé, plus la gestion de la politique économique et du risque de défaillance sera faible, ce qui augmentera à son tour le même risque pays. Deuxièmement, un risque pays élevé influencera les décisions d’investissement, ce qui déterminera un flux de fonds plus faible dans le pays et une augmentation du taux d’intérêt mondial. Cela augmente non seulement le coût de l’emprunt par le gouvernement mais aussi celui de l’emprunt par le secteur privé, avec des effets négatifs sur l’investissement, la croissance et le niveau d’emploi des ressources humaines et physiques.

En général, l’indicateur de risque pays est non seulement capable de décrire la direction du cycle économique. Comme mentionné ci-dessus, les analystes considèrent qu’un faible risque pays est associé à une diminution du coût de l’emprunt par le secteur privé et à une augmentation des investissements, de la croissance et de l’emploi. Ce raisonnement s’appuie sur le modèle néoclassique sous l’hypothèse d’une parfaite mobilité des ressources physiques, des capitaux financiers et d’une information parfaite. Il existe toutefois des situations qui peuvent améliorer la solvabilité fiscale du gouvernement (risque pays plus faible) tout en détériorant la productivité future attendue par le secteur privé. C’est le cas d’une augmentation de la charge fiscale pour financer le déficit de l’Etat improductif, soit pour financer ses opérations, soit pour financer des investissements moins productifs et peu complémentaires des investissements du secteur privé, soit simplement pour faire face au coût des emprunts dans le passé. Dans ce cas, il peut arriver que la baisse du taux d’intérêt, suite à la diminution du risque pays, ne compense pas la baisse de la productivité.